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Rencontre avec Camille Grizet, boursière AFFDU

Cette étudiante originaire de la Rochelle a obtenu une bourse de 1000 € de l’AFFDU en 2019.
Je suis chercheuse associée à la Faculté de droit de l’Université de Johannesburg et doctorante en droit international public à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où j’effectue une thèse sur les mécanismes d’élaboration des normes bancaires en droit international. Diplômée d’un Master 2 en droit international public, parcours droits économiques de l’Université de Strasbourg en 2015 .j’ai participé durant mon cursus au concours de procès simulé en droit international Charles Rousseau. Dans le cadre de mon doctorat, j’ai été auditrice aux cours d’été de droit international public de l’Académie de La Haye, résidente à la Maison Française d’Oxford, étudiante-chercheuse (Tokubetsu Kenkyu Gakusei) à la Faculté de droit de l’Université de Kyoto et chercheuse invitée à la Faculté de droit de l’Université Shahid Beheshti à Téhéran.
Résumé travaux de recherche :
Avec le soutien de l’AFFDU, j’ai effectué une mobilité de recherche au Centre for Banking Law de la Faculté de droit de l’Université de Johannesburg. Cette mobilité m’a permis d’étudier en profondeur le système bancaire sud-africain, les réglementations prudentielles y afférentes et leur application ainsi que de mesurer l’impact qu’ont les recommandations internationales émises par le Comité de Bâle sur la supervision bancaire sur le contenu et l’application de la législation bancaire sud-africaine.
Les données récoltées durant ce séjour à l’Université de Johannesburg seront comparées à celles collectées dans d’autres pays afin de dégager les similitudes et différences existantes et d’obtenir une étude comparative la plus étoffée possible qui constituera le socle de l’argumentation de ma thèse.
Ce séjour de recherche à l’Université de Johannesburg a également été l’occasion de poser les bases d’une future collaboration scientifique avec les chercheurs du Centre for Banking Law. Je suis désormais chercheuse associée au sein du Centre et travaille, dans ce cadre, sur la rédaction d’un article scientifique basé sur les recherches menées durant mon séjour.
De passage à Paris, le 1er février 2020, Camille m’a contactée pour discuter un temps ensemble. Devant une boisson, nous avons pu échanger sur sa situation et son avenir.
Camille est une charmante jeune fille qui, pour se rendre dans les différents pays où elle recueille des données pour sa thèse, a pu bénéficier de plusieurs petites bourses : elle remercie l’AFFDU car la bourse octroyée l’a bien aidée. Elle s’étonne que les bourses AFFDU ne soient pas indiquées dans les universités, en particulier à la Sorbonne. Elle en a informé d’autres étudiantes. Elle a lu les diverses actions de l’AFFDU sur le site et sa philosophie envers les femmes et l’égalité l’incite à rejoindre l’association à son retour en France. Elle regrette de ne pas pouvoir assister au Centenaire en septembre prochain.
Je la remercie de me consacrer une heure de son temps (après avoir rencontré son Directeur de thèse à la Sorbonne) alors que le lendemain elle part pour 2 mois en Argentine à Buenos Aires, puis un mois et demi au Brésil à Rio. À chaque fois, elle est accueillie dans une université, soit dans un programme classique soit en individuel.
Sa thèse est à terminer fin 2021 : elle portera sur 11 situations correspondant aux 11 pays visités (y compris la France) dans lesquels elle a collecté des données afin de faire des comparaisons sur l’application des standards financiers internationaux, émis par le Comité de Bâle. Sur les 10 études à réaliser à l’étranger, elle a déjà collecté les informations dans 4 pays et bientôt dans 6 après ses séjours en Argentine et au Brésil. Les autres sont à trouver pendant cette année, Camille se réservant l’an prochain pour rédiger sa thèse.
Tout en souhaitant un bon voyage à Camille et des séjours fructueux, elle promet de me recontacter à son retour.


Claude Mesmin, co-responsable des bourses 2019