Née le 20 décembre 2001, Manon Godet est une jeune femme passionnée par les mots, la poésie, la vie et l’eau. Entre la Normandie où elle est née et la chambre parisienne où elle grandit, elle
taille son souffle, son écriture avec détermination. Elle est diplômée d’un Master en littératures française et comparée à l’Université Rennes-2. En 2022, elle publie Peau, son
premier ouvrage offert à la lecture.
À l’heure des pancartes et des voix violettes et ardentes, de la lente reconnaissance de violences millénaires, il est écrit pour vivre sensiblement cette renaissance. Très touchée par les
violences sexuelles faites aux femmes, et globalement par toutes les violences, elle ne pouvait pas ne pas s’inscrire dans le mouvement de son temps. Elle a été la best-seller du récent Salon du
livre d’Alençon, elle a eu les honneurs du journal Ouest-France et de nombreuses interviews radio et web. Elle a fait quelques conférences autour du thème des violences faites
aux femmes et a effectué des campagnes de sensibilisation sur ce sujet.
En 2024, elle publie le roman Dégaine et est invitée d’honneur du Festival des arts poétiques « Reska Ni Kalamu » à Mayotte.
En 2025, son livre Peau a été traduit et publié en langue arabe aux Editions Arabesques en Tunisie.
Elle présente
« Charlie dit qu’il y a du cannibalisme dans l’amour. Les gens que l’on aime, on a envie de les manger. De les chérir de l’intérieur, de ne jamais avoir à se séparer d’eux, de les fondre en nous. Et en même temps on les veut loin, loin de nous. Matériellement loin de nous, sur des photographies que l’on colle dans nos carnets ou que l’on punaise à nos murs. Intouchables et multiples, leur visage à l’infini tout autour de nous, hors de nous, pour nous prouver qu’ils existent sans notre imagination, hors nos envies d’eux. » Dégaine est un roman. Un kaléidoscope d’images, comme avec cet objet étrange que l’on trouve dans certaines boutiques. On doit tourner une manivelle pour voir défiler des couleurs et des formes liées par le mouvement. La chorale des personnages de Dégaine ressemble à cet objet. La rage, la nuit, la sexualité, le corps, la famille, les mensonges, l’art, l’abandon. Carmen, Lola, Adam, Sara. Tous disent leur point de bascule. Des bords de vide ou des vagues qui ramènent sur le sable chaud.

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