Irène Shraer mène de front écriture, enseignement et peinture. Parution de son premier livre Rumeurs en même temps qu’un poste de maître assistant à l’université de Lyon III au département des langues sémitiques dirigé par Gérard E. Weill, qui sera son directeur de thèse portant sur les enjeux de la traduction. Parallèlement elle entame une série d’expositions. La première au Grand Palais à Paris avec pour thème le LANGAGE où s’exprime l’entrelacs entre écriture et peinture.
Plusieurs livres (de poésie) suivent aux éditions Caractères sous la houlette de Bruno Durocher : Ma longue nuit et L’absence. Expositions (Mairie de Paris et Centre Culturel de Nogent sur Marne, Ministère de la Culture.) Émissions à Radio J : présentation de textes poétiques. Colloques de poésie en compagnie de Claude Vigée et Jacques Eladan. Réalisation d’un spectacle multi expressions artistiques (chants, théâtre, chorégraphie, poésie). Publication de Ce que raconte le vent mis en chanson par Roula Safar. Parution de Ils ont vu les voix aux éditions L’Harmattan. Publication de Conversations avec l’oubli préfacé par Jean Pierre Faye puis publication de Isténis, chez L’Harmattan. Expositions à Shanghaï, à Tel Aviv, à Jérusalem. Le décès après maladie de son mari secoue grandement sa vie et la situe dans une recherche plus intime, entourée de ses cinq enfants. Suit Ton ombre est ma lumière, dédié à son époux. Le Covid va faire naître Une couronne à ma porte. Puis un étrange frémissement aux éditions L’Harmattan. Oratorio parait aux éditions Unicité. Le dernier livre Danser au bord du ravin s’inscrit dans la résonance des événements tragiques du 7 octobre.
Aujourd’hui, Irène Shraer poursuit son travail d’écriture, d’art plastique et d’enseignement des langues, fidèle à son double ancrage : la quête du sens et la célébration du vivant.
Elle présente
Après le 7 octobre, les mots réussiront-ils à décrire l'effondrement de nos espérances.
Feuille blanche gouffre noir
Le titre a surgi d’abord
Et je cherche à tâtons les mots du texte
Car pour la première fois mon cri est né de votre haine
Pour la première fois je t’appelle, livre, pour me sauver des hommes
Et de ma douleur
Pour me protéger des meurtriers…
Je voulais parler à l’Homme
Mais il n’y avait personne
Je cherchais les humains pour leur tendre la main
Pour survivre à leur côté
Ensemble
Je ne les ai pas trouvés

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